08 mai 2007
De retour de la Rochelle. Week-end de soleil intense (1er coup de soleil de l'année), mais aussi de chant mauvais, de guitare pas accordée et de désaccords sociaux. Et puis surtout, c'est l'occasion de voir et de mettre en évidence, et de plus en plus, les contradictions de chacun, les contradictions qui nous séparent aussi.
Les oppositions de caractères et de pensées. Heureusement l'alcool nous fait vite oublier ça. Aller mon poto, bois ton coup et après on ira chanter du Patrick Bruel mains dans la main. Et on chantera très fort afin de ne pas entendre notre propre coeur crier. Ne pas écouter sa propre voix. Oublier ce que l'on vient d'entendre aussi. Boire, pour ne pas laisser cette petite question devenir trop grande. Pour ne pas se rendre compte non plus que cette question n'est apparue qu'après avoir entendu cette vérité qui choque. Sans cela, pas de question finalement, pas d'existence. Réaliser que sans les autres on est rien. Et on fera comme quand on avait 20 ans, sauf que j'étais déjà mal à l'aise à 20 ans. Et que c'est en train de revenir.
Faire face à ses propres contradictions, c'est aussi très dur. D'autant plus dur qu'on voit aussi celles des autres. Et que, bien sur, chacun réussi plus ou moins bien à les enterrer. La vanité et l'orgueil peuvent bien sur faire illusion pendant quelques temps et permettre de s'affranchir de quelques grands écarts. L'amour, pff, à la trappe. L'amour ne permet que des les justifier, mais pas de vivre avec ses doutes. Tu repasseras ma petite. Non, encore et toujours, qui s'en sort le mieux ? Celui qui ne se pose pas de questions. Celui qui fait un choix et s'y tiens, en dépit de ses convictions (mais qui en a vraiment) et en dépit des autres, surtout. Le seul moyen et de croire en ce que l'on fait au moment où on le fait; avant on y pense pas, après ou a oublié. C'est l'oubli qui permet de vivre. Et à ce titre aller s'acheter des fringues de marques n'est plus un problème, lire libé dans le train devient une jouissance, passer ses soirée sur boursorama n'est qu'un jeu sans conséquence. Et bien sur en être fier. Le marteler aux oreilles de tous pour que chacun le sache. Ne pas faire des choses dans l'oubli ni dans l'ombre du doute. Nan, y aller franchement, la tête haute et fustiger ceux qui ne vous suivent pas quitte à oublier que deux jours avant vous encouragiez l'exact contraire.
Et puis finalement se souder et ne se retrouver que sur un seul sujet, les gonzesses. Parler des culs, des gros seins, des jupes, des décolletés. "Putain le cul ! Ah ouais." Voilà, ça on est d'accord, toujours. Autant on a pu s'accrocher sur un paquet de sujets importants et qui nous représentent, autant sur la petite qui distribue des tracts en bas on est d'accord. Elle est bonne. C'est comme ça qu'on a réussi à ne pas avoir de méchanceté les uns pour les autres. Et encore, même là il faut parfois s'expliquer longuement. "Mais pourquoi t'es pas sorti avec machine ? Elle était pas contre ? Oui mais elle me plait pas. Nan mais vous aviez l'air de vous entendre ? Bah oui j'ai flirté avec elle, c'était sympa mais j'avais pas envie de plus ? Flirter ? Bah oui, s'amuser, se séduire juste pas jeu ? Nan mais pourquoi t'es pas sorti avec elle, pourquoi tu l'as pas rappelée ? Et toi grosse conne, pourquoi t'es pas sorti avec moi y'a 10 ans ?" Mais non bien sur, ça on ne le dit pas, ça on le garde pour sois, parce qu'en fait on s'en tape bien de pas être sorti ensemble y'a 10 ans. Toi tu voulais de l'indépendance, quand je vois quelle carpette tu fais avec chacun des tes mecs. Et moi j't'avais amener des fleurs alors que j'en voulais juste à ton cul. C'est pas tellement plus franc.
Bref c'est le retour de ma période sombre, celle où je reste muet car trop de chose se bousculent dans ma tête alors qu'en même temps on me dit que je suis trop calme.
C'est la période ou rien moins que 7 petits bébés trognons choubidou tout ça sont annoncés alors que ma dernière "histoire" a duré deux jours, avec une pause de 2 semaines entre chaque mi temps.
Mais c'est aussi une nouvelle ère qui commence; une ère ou enfin, oui enfin car je l'ai tellement attendu, la parole commence à se libérer dans cette putain de famille atrophiée des sentiments et de la vérité; Voilà que par pur esprit de contradiction je me demande si je vais pas encore plus fermer ma gueule. Ou par lacheté, pour pas faire mal, pour pas voir la vérité en face aussi.
Commentaires
Touchant ce post... en en plus un jour de Vitoire ! C'est un signe :-)
Je ferais comme si je n'avais pas lu le passage sur le cul et les seins des filles. :)
Dam_Dom: ;-]
Fanfan: oh eh, bon, hin, ça va, on a chacun son parc du luxembourg.
J'ai fait un jeu avec ton post
Boire la vanité et l'orgueil
il restera
l'amour, bonne jouissance.....
La bise aux sept nains
Ah la la, éternels doutes et remises en questions, philosopher la vie c'est très bien si tu te gardes le temps de la vivre.
Et tu ne la vis que pour toi, elle n'appartient qu'à toi, sans tenir compte de ce qui est attendu de toi ou de ce que tu serais sensé faire, car un jour ce ne sera qu'à toi que tu auras à rendre des comptes sur les choix que tu auras faits.
sardine: mais joue tant que tu veux. Ici, c'est un espace de liberté.
CarrieB: Bah je sais,... mais j'arrive pas à être confiant et fier de ce que je fais. Ralala, c'est dur.
wo, wo, wo
Le lol national est de retour, allez les meuf sortez vos nichons et vos fessiers, qu'on le fasse sourire et pas s'enterrer nan mais wo !!
allez des bises à roulettes tiens, pour l'occas'
oui oui !
NO COMMENT
J'ai adoré ce post. Voilà.
Pour te remonter le moral, t'as les culs et les seins (THE passage lol), mais nous les filles on a quoi..? Bon post, sinon. ;-)
tranquil'
bon blog... visiblement, la rochelle...c'est pas ça, m'enfin bonnes vacances et comme ça j'ai appris que l'alcool faisait parler d'amour ou presque...
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